mardi 28 avril 2009
The Little White Horse, Elizabeth Goudge.
Nous sommes en 1842 et Maria Merryweather, une orpheline de treize ans, fait route vers le mystérieux manoir de Moonacre appartenant à son cousin, Sir
Benjamin Merryweather, accompagnée de sa gouvernante Miss Heliotrope et son chien Wiggins. À son arrivée, elle découvre un lieu hors du temps, où les jours s'enchaînent sans qu'elle ne s'ennuie une seconde. À force de dialogues à demi-mots et d'exploration du domaine, Maria découvre l'histoire cachée de sa famille, ainsi que le rôle qu'elle devra jouer si elle veut un jour ramener la paix au royaume de Moonacre.
Il faut l'avouer, Le Cheval d'Argent (titre en VF) est une histoire pour enfants, naïve à souhait (je pense notamment au fait que Maria ne se rende compte que vers la fin que Wrolf est un lion, et non un gros chien...) et relativement passive (l'action commence 100 pages avant la fin). Néanmoins je l'ai beaucoup appréciée, l'ayant dévoré en 5 jours. J'ai beaucoup aimé le mélange de Magie, de Réel et de Mystère. Qui allume le feu dans la chambre de Maria chaque matin? Qui sait quels vêtements lui laisser sur sa commode tous les matins? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de femme à Moonacre pendant 20 ans? À qui appartient le cheval blanc qu'elle a aperçu lors de son arrivée? J'ai aussi aimé le fait qu'on ne sente pas vraiment à quelle époque l'histoire se passe... On nous dit 1842, mais pour moi elle aurait pu se passer là comme en 1960 ou aujourd'hui. Il n'y a pas vraiment d'indication, si ce n'est la façon de vivre des Merryweather et des habitants de Silverdew, le village voisin.
Les personnages sont tous attachants, de Maria à Sir Benjamin, en passant pas Miss Heliothrope, Marmaduke le cuisinier, Zachariah le chat et Wrolf le "chien", et surtout, surtout Robin.
Parce que Robin est mon personnage préféré dans le monde de Moonacre, parce qu'il était l'ami imaginaire de Maria quand elle habitait à Londres, qu'il a arrêté de venir la voir par peur qu'elle ne s'ennuie et cesse de croire en lui, parce qu'elle le retrouve sur Paradise Hill, parce qu'il sait parler aux animaux, parce qu'il joue de la flûte, parce qu'il est juste tellement simple. On dirait un mélange de Peter Pan et Dickon (The Secret Garden) et je l'adore ^^
Enfin, j'ai aussi frissonné deux ou trois fois en le lisant. Bah oui il faisait nuit quand je le lisais et les "hommes en noir" qui vivent dans les Pine Woods m'ont fait peur, je l'avoue. En parlant des hommes en noir, une chose m'a frappée quand j'étais presque arrivée au bout de ma lecture. L'histoire m'a laissé un arrière-goût de rêve. Vous savez, comme quand il se passe plein de choses absurdes, mais qui paraissent si logiques? Que la solution au problème, si folle soit-elle, apparaît comme par magie, et que ça marche? C'est comme ça, à Moonacre. Maria ne se pose pas de questions, elle vit au jour le jour. Et la Magie n'est pas forcément celle à laquelle on est habituée, le chat qui sait écrire, le jours "avec" ou "sans" aventures, la maison creusée dans la roche, la première rencontre de Maria avec le descendant de Cocq de Noir... La fin, quand à elle est absolument délicieuse.
Et pourtant il ne se passe, mais alors, pas grand chose.
Mais j'ai beaucoup aimé, et il aura droit à sa place sur mon étagère de livres magiques
Mais puisque c'est avec la bande-annonce du film The Secret of Moonacre que j'ai découvert cette histoire, il faut bien que j'en parle (du film)
Et je n'irai pas le voir, parce qu'ils ont tout changé. Rien qu'à voir les titres de la BO (qui, il faut l'admettre, n'est pas exceptionnelle) comme "Robin attacks" (hein??) ou "Into the Book" et "Robin And Wrolf Are Captured" , on se doute bien qu'ils ont dramatisé l'histoire. Après une recherche rapide j'ai appris qu'il ont mis une malédiction dans l'histoire (bon d'accord, il y a une "malediction" dans le livre aussi, mais je doute qu'ils aient gardé la même), une limite de temps pour Maria (avant le prochaine pleine luuuune) et (horreur!) qu'ils ont changé la personnalité de Robin, insistant sur le fait que Maria devrait trouver le moyen de le convaincre de changer de camp et de l'aider. Il ont fait de Robin un être sombre et torturé. Mon adorable, gentil petit Robin... Zut.
J'hésite quand même, je pense qu'il vaudrait le coup de voir pour les décors (je veux la chambre de Maria!!!) mais sinon, non. Après, si on n'a pas lu le livre, pourquoi pas. Mais ce qui m'a plu c'est la simplicité, la naïveté et la pureté de cette histoire, choses qui ne se retrouveront pas das le film, j'en suis sûre.
mardi 26 août 2008
Harry Potter, JK Rowling
Je n'avais jamais compris l'attrait pour HP, je n'ai jamais essayé, jamais été tentée de comprendre le pourquoi du comment de la frénésie qu'a généré l'oeuvre de JK Rowling.
Puis Sarah (qui est une fan, limite obsessive) m'a fait regarder les 5 films, puis j'ai lu les 7 livres...
J'ai adoré.
La saga Harry Potter est simplement sublime. Je suis devenue accro dès le premier tome, et j'ai dévoré le 7e en une nuit... Je ne me suis jamais sentie aussi impliquée dans une histoire, je ne me suis jamais autant attachée a des personnages fictifs, je n'ai jamais lu une histoire avec une telle complexité, ou tout prend enfin son sens à la fin. Je n'ai jamais autant pleuré pour un bouquin.
Depuis je suis devenue fan, limite obsessive, tout comme Sarah.
Personnage favori? Severus Snape! <3 (depuis le premier tome, je vous assure... Sarah était horrifiée ^^) suivent Luna, Tonks, Fred & George et Lupin
Livre préféré? Le 7e, bien entendu, avec le chapitre 33 "The Prince's Tale".
Voila, après des année de "non non, je ne suis pas intéressée par HP" j'ai succombé, et je ne le regrette pas... C'est une saga magique, avec des personnages si bien dessinés qu'on les croirait réels et une histoire complexe à souhait. Et tout le monde, je dis bien tout le monde, devrait la lire au moins une fois dans sa vie...
dimanche 2 mars 2008
Sweeney Todd (The String of Pearls)
Après avoir vu le film, que j'ai a-do-ré, j'ai voulu lire le texte qui en était a l'origine...
The String of Pearls est paru dans un journal londonien entre 1846 et 1847. L'intrigue repose essentiellement
sur un collier de perles, qui était destiné a Johanna et qui tombera
entre les mains de Sweeney Todd, et qui le conduira a sa perte. Celui a
qui il l'a pris devait le donner a la jeune fille de la part de son
amant et sera le premier a être recherché. La
seule chose dont ses amis sont surs étant qu'il soit passé chez le
barbier.
Le texte datant de la fin du 19e siècle rend la lecture au début quelque peu difficile, mais le plus gros problème que j'ai eu est de voir a quel point il diffère de la comédie musicale. Sweeney Todd n'a pas de raison pour tuer des clients mise a part celle de s'en mettre plein les poches. Tobias (Toby) est l'apprenti du barbier et Johanna la fille d'un opticien. Pas de plan de vengeance, pas de fille prisonnière d'un juge infâme, pas de romance ni de plans d'évasion comme dans le film, non non.
Nous suivons les aventures de Mr Todd alors qu'il tente de vendre ses
perles tout en évitant d'éveiller trop de soupçons, de Tobias qui sait
ce que son maître fait mais qui a peur de le dénoncer, et de Johanna
qui attends le retour de son chéri qui s'est perdu en mer tout en
essayant d'apprendre ce qu'il lui est arrivé...
Je
n'ai pas aimé ce Sweeney Todd, qui s'avère être un personnage difforme
presque grotesque, au rire inhumain et au désir de s'enrichir par tous
les moyens imaginables, ni les situations totalement irréaliste dans
lesquelles se met Johanna pour tenter d'apprendre la vérité sur le
destin de Mark, ou celles de Tobias dans des endroits divers et
variés, ni le fait qu'on ne voit presque pas Mrs Lovett... Ou les
personnages qui apparaissent d'on ne sait ou, sont apparemment
connectés a d'autres personnages mais sont laissés en plan quelques
chapitres plus loin.
J'ai aimé la fin, parce que tout va vite et on a (enfin!) de la tension et de l'action, ainsi qu'une révélation qui n'en est pas une mais qui fait plaisir quand même...
Au final les points communs avec le film/la comédie musicale sont le rôle de Sweeney Todd et de Mrs Lovett (un barbier qui tue ses clients et ne voisine qui les mets dans ses tourtes), les noms (a part Anthony=Mark, on a une Lucy qui apparaît, mais qui n'a rien a voir avec personne) et les lieux (on a une partie de l'histoire qui se passe dans l'asile).
En bref, le livre est long (352 pages), lent, assez difficile, un
peu décousu, différent du film... Mais il vaut la peine d'être lu.
Parce
que c'est l'origine de le légende du barbier démoniaque de Fleet
Street, un classique de la littérature anglaise et un bon exercice de
lecture.
Gardez juste a l'esprit que Johanna n'est PAS la
fille de Sweeney Todd, donc ne passez pas toute votre lecture a
attendre un indice ou une révélation comme ça parce qu'elle ne viendra
pas! (je vous assure...)
jeudi 21 février 2008
Floreat Etona
Cruelest jewel in that dark setting is HOOK himself, cadaverous and blackavised, his hair dressed in long curls which look
like black candles about to melt, his eyes blue as the forget-me-not
and of a profound insensibility, save when he claws, at which time a
red spot appears in them. He has an iron hook instead of a right hand,
and it is with this he claws. He is never more sinister than when he is
most polite, and the elegance of his diction, the distinction of his
demeanour, show him one of a different class from his crew, a solitary
among uncultured companions. This courtliness impresses even his
victims on the high seas, who note that he always says 'Sorry' when
prodding them along the flank. A man of indomitable courage,
the only thing at which he flinches is the sight of his own blood,
which is thick and of an unusual colour. At his public school they said
of him that he 'bled yellow.' In dress he apes the dandiacal
associated with Charles II., having heard it said in an earlier period
of his career that he bore a strange resemblance to the ill-fated
Stuarts. A holder of his own contrivance is in his mouth enabling him
to smoke two cigars at once. Those, however, who have seen him in the
flesh, which is an inadequate term for his earthly tenement, agree that
the grimmest part of him is his iron claw.
J. M. Barrie, Peter Pan (texte de la piece réédité et modifié par l'auteur en 1928)
Toutes mes excuses a ce cher J. V. Hart, il connait Peter Pan mieux que moi. Quand aux autres, courrez acheter ca, ou lisez le ici!!!
lundi 24 septembre 2007
Seeing Redd
Wonderland se reconstruit peu a peu après la guerre qui a oppose Alyss a sa tante Redd... La vie de la nouvelle reine prend forme alors qu'elle tente de ramener la paix totale (ou ce qui s'en rapproche le plus) a son pays... Mais quelque part, une menace se profile et les guerriers de Redd refont surface,et avec eux la peur que Wonderland ne bascule a nouveau dans le chaos...
C'est le premier livre que j'ai acheté sur le sol britannique ^^ Une nuit m'a suffit pour le commencer et le terminer. L'ambiance n'est pas la même que pour le premier tome. Moins de magie, moins de féérie... Moins "Pays des Merveilles".
Tout est plus noir, plus glauque et surtout plus violent , les quelques scènes (romantiques?) avec Dodge ne suffisent pas a m'enlever ce sentiment. Mais après tout c'est une tout autre histoire que j'ai beaucoup appréciée. a noter aussi que l'on découvre le passé de Redd ainsi que son véritable prénom. On a aussi un "insight"des sentiment de Hatter Madigan et de sa relation avec une certaine personne...
J'aurai du mal a en dire beaucoup plus sans spoiler le livre, a part
que j'admire Frank Beddor pour ce qu'il a écrit, et que la fin, la
décision qu'Alyss prend est réellement inattendue, quoi que tout a fait
logique... "You must court loss to prevent loss"
J'y croyais pas quand je l'ai lu ^^
Je ne connais pas la date de sortie de la version Française, mais lire la VO est tout a fait possible si on a un niveau correct en Anglais
Vivement le tome 3!!!
vendredi 31 août 2007
Fairy Haven and The Quest For The Wand
Un dernier petit article avant mon départ, hier j'ai finalement reçu Fairy Haven and The Quest For The Wand et je voulais vous faire part de mon sentiment
J'ai refusé de l'ouvrir avant que la nuit ne soit tombée, pour la magie, pour le silence... Dès que j'ai été la seule réveillée dans la maison je suis allée chercher mes patites fées et je les ai installées sur ma table de nuit, pour qu'elle puissent profiter de la lecture aussi. J'ai soupesé le livre, 191 pages de féérie, encore plus que le livre précédent... Et je me suis lancée, en deux seconde j'étais de nouveau à Pixie Hollow,
avant même d'avoir passé la première page.
L'histoire se passe un moi après Fairy Dust and The Quest For The Egg et débute avec la chanson de la Sirène Soop, (vous savez, celle qui a donné son peigne pour sauver Neverland) une chanson pleine de rancoeur envers les fées qui n'ont pas tenue leur promesse.
On retrouve ensuite Rani, Clochette, Prilla et les autres. Et bien sûr Mother Dove, toujours sur son oeuf...
Mais le monde des fées est menacé, car la sirène a juré d'innonder leur arbre si elles ne lui ramenait pas de baguette magique. Ree, Rani et Clochette partent donc en mition diplomatique chez les fées du continent pour leur en demander une. Mais tout n'est pas si simple, car si les "Great Wandies" on accepté de leur en donner une, la baguette qu'elles ramènent à Pixie Hollow est impatiente et mesquine. Bientôt, toutes les fées souffrent de "Wand Madness" une maladie qui les pousse à utiliser la magie de la baguette à des fins personnelles, et les voeux qu'elles font ne peuvent pas êtres annulés...
Qu'arrivera-t-il au monde des fées? Soop annulera-t-elle l'innondation? Les fées entraîneront-elles la destruction de leur monde par gourmandise de magie? Vous le saurez en lisant le livre :-)
J'ai a-do-ré! La magie est présente comme dans le premier tome, les fées sont toujours les mêmes et on découvre un peu plus sur chacune d'entre elles. Comme sur Mother Dove, qui sous ses airs de mère attentionnée cache un voeu secret et lourd à porter, où sur Prilla et son talent unique qui lui permet de se téléporter où qu'elle veuille, sur Terrence, qui ferait tout pour que Clochette l'aime "d'une façon romantique"... Et Clochette, qui joue un rôle énorme dans le sauvetage de leur arbre,
et Vidia, qui apprendra une bonne leçon de cette aventure... Seul bémol: Rani, à qui il arrive encore plus de misères et qui se retrouve changée plus que vous ne pourriez jamais l'imaginer, totalement injuste. Je ne dirai rien, mais quand c'est arrivé j'étais horrfiée, encore plus que quand elle a demandé à Prilla de lui couper les ailes. Enfin voilà, mais je suppose que cela fera d'elle une fée encore plus unique.
Et je ne parle même pas des illustrations, plus nombreuse et encore plus belles qu'avant... *soupir*
Enfin bref, lisez le ^^
jeudi 26 juillet 2007
It's all in your head...
Alors là... J'ai vu un article sur ce livre dans je ne sais plus quel magazine, quand ma grand-mère est partie en Amérique et m'a demandé ce que je voulais qu'elle me rapporte je lui ai demandé ça. Quand je suis allée la voir il y a deux semaines j'ai enfin pu le lire. Je l'ai dévoré en une nuit, je n'ai pas pu dormir avant de l'avoir fini...
The Looking Glass Wars, de Frank Beddor (site officiel ici)
Quand ses parents, le Roi et la Reine de Wonderland (le pays des Merveilles) sont assassinées par sa tante Redd, Alyss Heart s'enfuit
en plongeant dans l'étang des larmes et laisse derrière elle son apys et son meilleur ami, Dodge à la merci de sa tante. Elle attérit plein coeur de l'Oxford de l'époque Victorienne, où elle sera finalement adoptée par la famille Liddell. Renommée Alice, elle doit subir les moqueries de tous ceux à qui elle raconte sa vie passée à Wonderland jusqu'à ce qu'lle rencontre le révérend Charles Dodgson, qui lui promet d'écrire un livre sur elle. Quand elle découvre que le résultat n'est q'un paquet de non-sens, n'ayant pas grand chose à voir avec l'histoire de sa vie, elle se résigne à devenir Alice, afin de ne plus avori à souffir. Treize ans passent avant que le garde du corps de sa mère la Reine ne la retrouve, Alice est sur le point de se marier à un prince et elle a effacé toute trace de Wonderland de sa mémoire, alors que la situaton là bas est critique. Alyss pourra-t-elle sauver son pays et détrôner sa tante et sauver son peuple?
Frank Beddor revisite le mythe d'Alice au pays des Merveilles et le résultat est fantastique. Dès les premières lignes il nous emmène dans un autre monde où les fleurs chantent, les arbres parlent et le pouvoir de l'imagination surpasse tous les autres. En effet, quand un Wonderlandien "imagine" quelque chose il ne sagit pas de faire semblant, mais bien d'intéragir avec le monde au seul moyen de sa pensée. Par exemple, il peut faire apparâitre, déplacer ou détruire des objets (à condition que son imagination soit assez puissante)
Autre chose: à Wonderland les mirroirs servent de moyen de transport, il suffit de passer à travers l'un d'entre eux et d'en ressortir par un autre. On trouve plein de subtiles références à l'oeuvre de Lewis Caroll, comme les pièces d'échecs ou les "jeux" de cartes qui constituent une partie de l'armée. Les personnages sont la plupart inspirés par ceux d'Alicz aux pays des Merveilles, comme le percepteur Bibwit Harte, anagramme de White Rabbit (lapin blanc) ou le garde du coprs Hatter Madigan (inspiré de Mad Hatter, le Chapelier Fou)...
Mais l'histoire n'a rien à voir évidemment, elle n'a rien du non-sens. Elle est enpreinte d'une certaine violence (la Reine est décapitée, le Chat est un assassin qui réduit en miette, littéralement, ses adversaires) et est difficile à comprendre à la première lecture. Mais Frank Beddor nous fait aussi partager des sentiments, avec la pauvre Alyss qui se retrouve seule et perd toute foi en son imagination ou lors du bal donné en l'honneur des fiançailles d'Alice, quand Dodge la retrouve enfin et qu'elle tente de se persuader qu'il n'existe pas...
Je ne veux rien dévoiler de plus alors je m'arrête là. Mais The Looking Glass Wars m'a réellement transportée dans un autre monde. Je conseille à tout le monde de le lire, même ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Lewis Caroll, vous ne serez pas déçus.
Au passage, le deuxième tome sort fin Août je crois, et un livre annexe avec des lettre d'Alyss, des cartes à jouer et des copies du
manuscrit de Lewis Caroll va sortir bientôt aussi, j'ai trop hâte!!! Une BD sur les aventures de Hatter Madigan, intitulée "Hatter M" est aussi disponible aux USA.
Il y a aussi un film qui est en préparation, le script a déjà été écrit et je meurs d'envie de voir comment ils vont transposer tout ça à l'écran. Sachant que Frank Beddor a déjà fait composer une bande originale pour le livre, je suis sûre que le film restera fidèle à son histoire. Plus d'informations ici
mercredi 14 février 2007
Neverland is Calling Again...
Peter Pan in Scarlet, de Geraldine McCaughrean
Wendy,
ses frères et les Garçons Perdus adoptés par les Darling ont grandi. Ce
sont maintenant de responsables adultes qui ont des métiers sérieux.
Jusqu’au jour où chacun se met à rêver, chaque nuit, du Pays
Imaginaire où ils ont autrefois vécu en compagnie de Peter Pan. Pire,
ils découvrent au réveil, sous leurs oreillers,
des objets bien réels : tricorne,
pistolets, épées et même… un alligator ! Craignant que le Pays
Imaginaire ne soit en danger, les Garçons perdus et Wendy se rendent
dans les jardins de Kensington afin de trouver de la poussière de fée,
enfilent les vêtements de leurs enfants et s'envolent pour le Pays
Imaginaire! Mais les choses ont bien changé, et de nouvelles aventures
les attendent dans le pays de leur enfance...
Attention: légers spoilers dans ce qui suit! Et les noms utilisés sont les noms originaux, donc ce en sont pas les mêmes que dans la version française.
Toutes les images viennent de l'édition américaine du livre, et peuvent être trouvées, avec quelques autres illustrations, sur le site de Scott M. Fisher.
Peter Pan in Scarlet est resté sur mon étagère plus de deux semaines... Pas
envie, peur d'être déçue, je sais pas. Et puis quand même je me suis
lancée, et là... J'ai découvert une histoire magique, un Neverland
différent, mais fidèle à celui de Barrie. L'idée que l'habit fait le
moine", qui est la base de cette nouvelle aventure est un coup de génie.
Un vrai plongeon dans l'univers des enfants où il suffit de "croire"
pour "être".
J'avoue
que j'étais un peu perdue au début, un Peter isolé au sommet d'un
arbre, pas de Clochette, pas de Crochet, pas de crocodile,... Mais comme
les enfants perdus, j'ai fini par oublier que je n'étais plus dans le Peter Pan
de Barrie, j'avais l'impression de ne l'avoir jamais quitté.
Heureusement que tout se remet en place, on a un nouveau personnage:
l'ambigu directeur de cirque Ravello (même si j'ai compris dès le début
qui il était réellement) et
Clochette revient à la fin (super l'idée du coffre à trésor qui contient
ce que l'on a souhaité!).
J'ai adoré la quête pour retrouver le trésor de Crochet, Tootles qui n'a que des filles et qui est obligé de se déguiser en danseuse, le nouveau vêtement de Peter qui le mènera à sa perte, sa détresse quand il voit son pire ennemi dans son propre reflet, les Roarers, ces enfant perdus qui ont grandi et qui ont été bannis, envoyés dans le Nowhereland (ça c'est vraiment génial comme concept!), le brouillard de Londres qui a rendu Peter malade...
Oh et le fait que les enfants grandissent quand Ravello leur demande ce qu'ils veulent faire quand ils seront adultes, et les ombres qui repoussent quand on est triste, sublime... Sans parler des nouveaux lieurs qui apparaissent, avec une nouvelle histoire, comme le labyrinthe aux Sorcières...
La fin est triste, Wendy hésite à rester avec Peter mais, poussé par l'amour qu'elle éprouve pour sa fille, décide finalement de rentrer à Londres... Une nouvelle séparation, nouvelle tristesse pour Peter... Heureusement que Crochet redevient lui-même, et c'est sûrement ce qui m'a le plus plu. Parce que Barrie nous laisse un Peter sans alter-ego, sans personne à combattre... Et que Geraldine McCaughrean nous rend notre James adoré ^^
L'histoire
est tellement prenante que ce n'est que quelques jours après l'avoir fini que je me suis
rendue compte des contradictions avec l'ouvre originale: d'abord,
Tootles aurait du être celui qui est resté à Londres, car il rate
toujours toutes les aventures, c'est un fait. Mais plus étrange encore,
l'histoire des ombres: les enfants ne peuvent pas retourner à Londres parce que leurs ombres leur ont été enlevées par Ravello et ils ne peuvent pas voler... Pourtant,
dans le livre de Barrie Peter laisse son ombre chez les Darling et
revient la chercher quelques temps après en volant. Une autre chose qui ne m'a pas plue: Fireflyer, la fée de Kensington, mon coeur reste fidèle à ma clochette... Et Michael qui est mort à la guerre, d'accord ça fait réaliste, mais ça ne fait pas Peterpanesque...
Mais je l'aime ce livre, et il fait définitivement partie de mes portes pour Neverland... Ou plutôt, c'est une nouvelle clé. Car l'histoire de Peter Pan, l'originale est ma première porte, et celle de l'habit rouge de Peter Pan n'est finalement qu'un autre chapitre de cette même histoire... Un chapitre qui m'ouvre la porte que Peter referme sur moi quand il me boude parce que j'ai grandi...
jeudi 4 janvier 2007
Les terribles aventures du futur Capitaine Crochet, de J.V. Hart
James Mattew B., fils illégitime l'un Lord Londonien, est intégré à la prestigieuse école d'Eton à l'âge de 15 ans. Cet adolescent est différent des autres et ne se sent pas à sa place dans la société Londonienne et rêve chaque jour de partir voguer sur les mers en direction de son île, le Pays de Nulle Part, sur lequel il régnera en maître absolu... James trouve un ami en la personne de Rojer l'Enjoué, qui le surnomme "Roi Jas" et avec qui il va enchaîner péripéties sur péripéties, défiant l'autorité d'Eton, remportant le sanglant Jeu du Mur, kidnappant une princesse Turque et s'embarquant sur un navire en partance pour des terres lointaines... Dans le but de trouver qui il est réellement et pour finalement hériter de son nom si célèbre: Crochet.
"Même le plus terrible des méchants a un passé"
Je suis d'accord, Crochet EST le plus méchant d'entre les méchants. Néanmoins, il a toujours exercé sur moi une fascination sans limite... J.V. Hart nous fait un portrait sublime de l'alter ego de Peter. Dès les premières pages, je suis tombée amoureuse du jeune James, de son arrogance, de ses boucles noires, de ses yeux bleus et de son sourire insolent. (il n'est pas sans rappeler Peter)
L'histoire s'est déroulée comme un film dans mon esprit, et je garde un souvenir marquant de certaines "scènes":
le premier passage est celui ou James reçoit les coups du "chat" parce que son attitude a déplu aux anciens d'Eton, je l'entendais clairement sa voix dans ma tête scander les noms des auteurs sur lesquels il se concentrait afin de rester digne.
le deuxième est celui du Jeu du Mur, plus particulièrement quand James se laisse écraser afin de marquer un essai et de conduire son équipe à la victoire (il n'y a que lui pour faire ça)
le troisième est ben évidemment le baiser dérobé par James à la princesse Ananova ainsi que la lecture de sa lettre, quand elle lui indique le chemin à suivre pour la rejoindre (seconde étoile à droite...)
la dernière reste celle du duel avec Arthur Sherry, pendant un quart d'heure je me suis retrouvée dans les rues sombres de Londres, dans le brouillard, les bruits de pas de James résonnant sur le pavé, la guillotine...
et surtout il y a cette réplique:
_Et la fortune et la gloire?
_Tout est dans le pudding!
Par contre certains détails m'ont dérangés... Comme le sang jaune de James (pourquoi?!)* et son côté "Robin des Bois" quand il libère les esclaves...
Mais dans l'ensemble je l'aime ce livre ^^
Si seulement il avait été un peu plus long... J'aurais aimé savoir comment il est arrivé à Nerverland, comment il a rencontré Peter, comment il a perdu sa main... Et comment il a développé son côté obscur, parce que le jeune James est presque un Peter Pan, insouciant, qui s'imagine pouvoir tout faire...
Je veux savoir comment il est devenu le méchant entre les méchants...
*Petite rectification, ici
mercredi 3 janvier 2007
Peter Pan, James Matthew Barrie
Qui ne connait pas la légende de Peter Pan? Un garçon qui habite sur une île merveilleuse peuplée de fées, de sirènes et de pirates... Un garçon ne grandira jamais...
Peter veut une mère, et c’est Wendy Darling qu’il choisit pour remplir ce rôle. Il l’emmène donc elle et ses deux frères, John et Michael, sur l'île de Neverland où ils rencontreront les enfants perdus, des fées, des indiens et des sirènes... Il s’amuseront tellement qu’ils oublieront petit à petit leur vie réelle, ainsi que leur parents restés à Londres, morts d’inquiétude depuis la disparition de leurs enfants... Mais tout bascule quand le Capitaine Crochet, l’alter ego de Peter et le pire pirate de tous les temps, kidnappe les enfants perdus, ainsi que les enfants Darling... Tout cela dans le but de se venger de Peter qui lui a coupé la main droite et l’a donnée au crocodile, qui le poursuit depuis ce jour avec son horloge dans le ventre qui fait “tic tac” et qui terrifie Crochet. Heureusement grâce à son intelligence et a sa ruse, Peter réussira à ramener les enfants sains et saufs chez eux...
Peter Pan est né dans l’esprit de James Mattew Barrie, inspiré par son enfance malheureuse, mais surtout par sa rencontre avec les enfants de la famille Llewelyn-Davies (George, Jack, Peter, Michael et Nicholas) dans les jardins de Kensington...
De cette rencontre et du temps qu’il a passé avec eux il a écrit la pièce de théâtre Peter Pan, qui a remporté un énorme succès dès sa première représentation. De la pièce il a écrit un livre, initialement intitulé Peter and Wendy, qui deviendra le Peter Pan qui a enchanté petis et grands depuis sa publication, et qui est devenu un grand classique de la littérature.
Pour moi, c’est un livre intemporel, chacun peut se retrouver dans le personnage de Peter. C’est un Enfant, un vrai, parce qu’il n’a pas été formé par la société... Il a vécu libre, et le sera toujours. D’accord, il est arrogant, vaniteux, égocentrique et j’en passe... Mais on l’aime quand même, parce qu’il représente ce que nous voudrions être sans jamais le devenir, sans oser le devenir...
Nous avons tous peur du crocodile, peur de vieillir pour finalement mourir...
Nous voudrions tous pouvoir partir à Neverland...
Nous l’oublieront probablement tous un jour, comme Wendy a oublié Peter...
Mais Neverland existe bel et bien, la direction à suivre nous a été transmise par le génial James Mattew Barrie, Et tant que des enfants croiront à cette histoire, aux fées, aux sirènes et à Peter Pan, il sera toujours possible d’atteindre cette île merveilleuse...
Seconde étoile à droite et tout droit jusqu’au matin. Tout ce qu’il nous faut c’est un peu de poussière de fée et une pensée agréable à laquelle s’accrocher... Et en avant!
Mon seul regret avec ce livre, c'est de ne pas l'avoir lu plus tôt! En effet je l'ai lu assez tard, il y a 2 ou 3 ans pour la première fois (après je n'ai pas compté ^^) d'abord en Français, puis en Anglais... Un livre magique qui m'ouvre la porte vers Neverland, la clé étant l'écriture si parfaite de James Matthew Barrie. Et ça fait toujours du bien de remonter à la source, quand je le lis je retrouve le vrai Peter et non celui d'un cinéaste ou d'un acteur...
mon Peter Pan à moi...











